{"id":162,"date":"2014-06-26T08:58:06","date_gmt":"2014-06-26T07:58:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lepenven.com\/?page_id=162"},"modified":"2014-06-29T22:06:22","modified_gmt":"2014-06-29T21:06:22","slug":"charles-de-gaulle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.lepenven.com\/?page_id=162","title":{"rendered":"Charles De Gaulle, barbe breton"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">CHARLES DE GAULLE EST N\u00c9 \u00c0 VALENCIENNES !\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">par Elisabeth COIN, Professeur certifi\u00e9 de Lettres Classiques.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 10pt;\"><i>Cet article est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire de Monsieur Jacques MEMBRE qui m&rsquo;a aid\u00e9e dans mes recherches en me procurant d&rsquo;int\u00e9ressants documents sur la rue de la Vi\u00e9warde,\u00a0<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 8pt;\">Cet article\u00a0a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans la revue VALENTIANA, n\u00b0 6 de\u00a0d\u00e9cembre 1990, et son auteur nous a transmis ce document.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">En cette ann\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;on c\u00e9l\u00e8bre le centenaire de sa naissance, il ne viendrait \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de personne de contester le fait que le G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle est venu au monde \u00e0 Lille le 22 Novembre 1890. Pourtant la naissance d&rsquo;un enfant appel\u00e9 Charles de Gaulle a bel et bien \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat-civil de Valenciennes et l&rsquo;acte figure toujours dans les registres conserv\u00e9s aux archives municipales&#8230; mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un oncle du G\u00e9n\u00e9ral, n\u00e9 le 31 Janvier 1837 et d\u00e9clar\u00e9 le lendemain \u00e0 la mairie (voir la reproduction du document).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-acte.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-186\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-acte-300x217.jpg\" alt=\"Charles de Gaulle acte de naissance\" width=\"300\" height=\"217\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Julien-Philippe-de-Gaulle-acte.jpg\"><br \/>\n<\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Charles-Jules-Joseph avait vu le jour au domicile de ses parents, Julien-Philippe et Jos\u00e9phine de Gaulle. Le b\u00e9b\u00e9 fut baptis\u00e9 le 6 F\u00e9vrier en la paroisse N.D. du Saint Cordon. La c\u00e9r\u00e9monie eut lieu \u00e0 la chapelle de l&rsquo;H\u00f4tel-Dieu, attribu\u00e9e au culte en 1804 pour remplacer N.D. la Grande d\u00e9truite sous la R\u00e9volution et que l&rsquo;on appelait par d\u00e9rision Notre-Dame la Grange. La basilique actuelle ne fut \u00e9rig\u00e9e qu&rsquo;en 1864. Le parrain \u00e9tait Charles-Louis Maillot, a\u00efeul maternel de l&rsquo;enfant et la marraine, Anne-Sophie Gaussen, sa grand-m\u00e8re.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">LES PARENTS DE CHARLES DE GAULLE\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Qui \u00e9taient les parents de Charles ? J&rsquo;\u00e9voquerai \u00e0 grands traits leur biographie. Julien-Philippe, n\u00e9 \u00e0 Paris le 26\/12\/1801 \u00e9tait le fils de Jean-Baptiste de Gaulle, avocat, qui fut un temps, si l&rsquo;on en croit son petit-fils, directeur des postes militaires \u00e0 la fin de l&rsquo;Empire, et d&rsquo;Anne-Sophie Gaussen qui a laiss\u00e9 de jolies miniatures. Apr\u00e8s de brillantes \u00e9tudes au s\u00e9minaire St Nicolas du Chardonnet, puis au lyc\u00e9e Charlemagne, il ne semble pas avoir \u00ab\u00a0abord\u00e9 une carri\u00e8re d\u00e9termin\u00e9e\u00a0\u00bb :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Entre vingt et trente ans, sa sant\u00e9 donnait de grande inqui\u00e9tudes : il souffrait surtout de l&rsquo;estomac et il \u00e9tait oblig\u00e9 de faire de fr\u00e9quents s\u00e9jours \u00e0 la campagne. Cependant il fr\u00e9quenta quelque temps une \u00e9tude d&rsquo;avou\u00e9 et il suivit les cours de l&rsquo;Ecole des Chartes qui n&rsquo;\u00e9tait pas alors constitu\u00e9e comme elle l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 depuis. Ses go\u00fbts le portaient vers l&rsquo;\u00e9tude de l\u2019Histoire, surtout de l\u2019Histoire du Moyen-Age qu&rsquo;il poss\u00e9dait admirablement. Il lisait couramment les chan::s les plus anciennes et les plus difficiles \u00e0 d\u00e9chiffrer. En outre, il fr\u00e9quentait les biblioth\u00e8ques et pr\u00e9parait d\u00e9j\u00e0 son ouvrage capital, l&rsquo;<i>Histoire de Paris<\/i>. \u00bb (Henri de Gaulle).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re, emport\u00e9 par le chol\u00e9ra en 1832, il se r\u00e9solut \u00e0 prendre un \u00e9tat et entra comme professeur \u00e0 l&rsquo;institution de M. Louis Paradis \u00e0 Lille, fond\u00e9e en 1831. Qu&rsquo;est-ce qui avait pu inciter ce Parisien \u00e0 venir travailler dans le Nord ? Sans doute la pr\u00e9sence d&rsquo;un oncle, Auguste-Alexandre de Gaulle, dit de Gaulle de Tresnel, n\u00e9 en 1768 et qui \u00abfit toute sa carri\u00e8re dans l&rsquo;administration des Tabacs\u00bb. En 1834, Julien-Philippe quitta Lille pour prendre \u00e0 Valenciennes la succession d&rsquo;un certain Baury \u00e0 la t\u00eate de son institution. Nous reviendrons un peu plus loin sur ce coll\u00e8ge.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Julien-Philippe-de-Gaulle.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-191\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Julien-Philippe-de-Gaulle-300x209.jpg\" alt=\"Julien Philippe de Gaulle\" width=\"300\" height=\"209\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le 8 Septembre 1835, \u00e0 Lille, il \u00e9pousa Jos\u00e9phine Maillot. fille d&rsquo;un contr\u00f4leur des Tabacs, qui \u00e9tait n\u00e9e en 1806 \u00e0 Dunkerque dans une famille jadis prosp\u00e8re, mais que l&rsquo;Empire avait ruin\u00e9e. Ce mariage, nous dit Henri de Gaulle, s&rsquo;\u00e9tait conclu gr\u00e2ce \u00e0 de Gaulle de Tresnel qui avait pr\u00e9sent\u00e9 son neveu dans diverses familles lilloises. La jeune femme allait bient\u00f4t se faire un nom dans les lettres. Son premier livre, un recueil de cantiques de 36 p., \u00ab<i>Chants \u00e0 Marie pour chaque jour du mois de Ma<\/i>i\u00bb parut \u00e0 Lille en 1836 chez Lefort qui publia ensuite beaucoup de ses romans. Si cette \u00abintr\u00e9pide polygraphe\u00bb (Jean Lacouture) a abord\u00e9 tous les genres, la biographie (Chateaubriand ; O&rsquo;Connell, le lib\u00e9rateur de l&rsquo;Irlande ; le G\u00e9n\u00e9ral Drouot), l&rsquo;hagiographie &#8211; avec une pr\u00e9dilection pour St Joseph -, le guide touristique (par ex. son \u00ab<i>Itin\u00e9raire du Chemin de Fer du Nord<\/i>\u00bb, paru en 1849), le th\u00e9\u00e2tre, elle s&rsquo;est surtout illustr\u00e9e dans le roman \u00e9difiant. Certains furent de v\u00e9ritables best-sellers, comme \u00ab<i>Adh\u00e9mar de Belcastel<\/i>\u00bb qui fut r\u00e9\u00e9dit\u00e9 une bonne dizaine de fois !\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Pierre Pierrard s&rsquo;est montr\u00e9 s\u00e9v\u00e8re envers cet \u00e9crivain dont la liste des \u0153uvres occupe 8 pages du catalogue de la B.N., mais on trouve chez M. Marcq et P. Reboul des jugements plus nuanc\u00e9s et je renvoie le lecteur aux pages pertinentes qu&rsquo;ils lui ont consacr\u00e9es. <sup>(1)<\/sup>\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Josephine-de-Gaulle.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-190\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Josephine-de-Gaulle-296x300.jpg\" alt=\"Josephine de Gaulle\" width=\"296\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Jos\u00e9phine de Gaulle ne semble pas avoir gard\u00e9 un bon souvenir de son passage \u00e0 Valenciennes qu&rsquo;elle d\u00e9crit comme \u00abune ville triste, noire, aux rues tortueuses et sales ( &#8230; ). Son climat est brumeux et les canaux fangeux.\u00bb (M. Marcq, <i>op.cit.<\/i>).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">LES TRAVAUX HISTORIQUES DE J.-P. DE GAULLE A VALENCIENNES\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Tous les loisirs que lui laisse la direction de son coll\u00e8ge, le chartiste les consacre \u00e0 des recherches \u00e0 la biblioth\u00e8que et aux archives municipales. Il est nomm\u00e9 par le pr\u00e9fet membre de la commission des archives d\u00e9partementales en tant que \u00abl&rsquo;un des traducteurs.de l&rsquo;Histoire du Hainaut de Jacques Guise\u00bb (sic) <sup>(2)<\/sup><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le 4 Septembre 1834, le maire de Valenciennes lui \u00e9crit pour le prier de faire partie de la commission qu&rsquo;il a cr\u00e9\u00e9e le 29 Mai pour \u00abproc\u00e9der au d\u00e9pouillement et au classement des archives de la\u00a0 ville\u00bb. Les lumi\u00e8res d&rsquo;un \u00abhomme vers\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9tude des chartes et de l&rsquo;arch\u00e9ologie\u00bb seront pr\u00e9cieuses. Le 4 Avril 1835, le maire convoque Leroy, biblioth\u00e9caire municipal, Dinaux et de Gaulle, \u00abhommes de lettres\u00bb, \u00e0 la premi\u00e8re r\u00e9union de cette commission qui n&rsquo;a pas encore commenc\u00e9 ses travaux.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">En 1834, de Gaulle entre au bureau de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Agriculture, des Sciences et des Arts de l&rsquo;arrondissement de Valenciennes. Dans une lettre \u00e0 en-t\u00eate du coll\u00e8ge, dat\u00e9e du 19 Janvier 1835, il \u00e9crit au pr\u00e9fet son \u00abregret de ne pouvoir accepter le titre de membre correspondant du Comit\u00e9 des Etudes Historiques\u00bb, cr\u00e9e par Guizot en 1832. M. Marcq affirme que c&rsquo;est \u00absa passion pour Jeanne d&rsquo;Arc\u00bb qui l&rsquo;aurait amen\u00e9 \u00e0 formuler ce refus, mais il n&rsquo;explique pas pourquoi.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">On trouve dans le tome IV des <i>Archives historiques et litt\u00e9raires du Nord de la France et du Midi de la Belgique<\/i>, p. 453 \u00e0 461, une \u00e9tude de J.-P. de Gaulle sur une \u00abancienne chronique en langue vulgaire de Valenciennes\u00bb conserv\u00e9e \u00e0 la Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Arsenal. On peut lire dans ce texte anonyme du XV<sup>\u00e8<\/sup> si\u00e8cle un pittoresque r\u00e9cit de la mani\u00e8re dont Guillaume le B\u00e2tard, duc de Normandie, \u00e9conduit par Mathilde, la fille du comte Beaudouin de Flandre, la \u00abprit par les tresches et \u00abla\u00bb tra\u00eena parmi la chambre et \u00abla\u00bb d\u00e9foulla de ses piedz\u00bb ! De Gaulle consacra, dans la m\u00eame revue, un article \u00e0 Isabelle de Hainaut.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">L&rsquo;ann\u00e9e m\u00eame de la naissance de Charles, son p\u00e8re d\u00e9nicha \u00e0 la biblioth\u00e8que de Valenciennes un manuscrit du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle que l&rsquo;on croyait perdu et qui provenait des fonds de l&rsquo;abbaye de Vicoigne, l&rsquo;<i>Historia Britonum versificata<\/i>, chronique en vers des rois d&rsquo;Angleterre. Cette d\u00e9couverte fit l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse de F\u00e9lix Lajard dans le tome XXII de l&rsquo;<i>Histoire litt\u00e9raire de la France<\/i> (1852).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">LE PENSIONNAT DE LA RUE DE LA VIEWARDE\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">J.P. de Gaulle avait \u00e9lu domicile dans une maison qui appartenait \u00e0 Arthur Dinaux, directeur de l&rsquo;<i>Echo de la Fronti\u00e8re<\/i> et \u00e9rudit bien connu<sup>(3)<\/sup>. Elle \u00e9tait sise 27, rue de la Vi\u00e9warde, ainsi nomm\u00e9e, d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;Annuaire Ravet-Anceau, parce qu&rsquo;on y trouvait des <i>vieswariers<\/i> ou \u00abmarchands de vieilles hardes\u00bb mais cette \u00e9tymologie para\u00eet douteuse. On pourrait y voir plut\u00f4t une rue de la vieille garde qui pourrait correspondre \u00e0 un poste de garde dans l&rsquo;ancienne enceinte des fortifications.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">La quasi-totalit\u00e9 des maisons de cette art\u00e8re a disparu lors des bombardements de 1940 et la configuration du quartier a bien chang\u00e9 apr\u00e8s la guerre. Quelques vieilles photos de demeures d\u00e9truites, situ\u00e9es aux n<sup>os<\/sup> 11, 16 et 17, montrent des fa\u00e7ades de style classique. Selon le t\u00e9moignage de M. Membr\u00e9, le n<sup>o<\/sup> 27 \u00e9tait \u00abune maison bourgeoise avec un grand portail\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">C&rsquo;est l\u00e0 que J.P. de Gaulle qui habitait avec sa m\u00e8re, sa femme, deux \u00absous-ma\u00eetres\u00bb et deux domestiques (AMV, recensement de 1836) avait install\u00e9 son coll\u00e8ge. Dans l&rsquo;<i>Echo de la Fronti\u00e8re<\/i> et <i>Le Courrier du Nord<\/i> (dat\u00e9 du 28 Juin 1834), Baury fit para\u00eetre un encart pour informer le public qu&rsquo;il venait de \u00abc\u00e9der son \u00e9tablissement\u00bb \u00e0 M. de Gaulle dont il vantait \u00abl&rsquo;exp\u00e9rience\u00bb et la \u00abmoralit\u00e9\u00bb. Les archives municipales ont heureusement conserv\u00e9 le prospectus de lancement du coll\u00e8ge, dat\u00e9 du 1er Ao\u00fbt 1834 (document reproduit). On remarquera qu&rsquo;il insiste sur l\u2019enseignement de l&rsquo;anglais et de \u00abl&rsquo;histoire de nos contr\u00e9es\u00bb (et pas seulement celle de l&rsquo;Antiquit\u00e9).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Julien-Philippe-de-Gaulle-acte.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-192\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Julien-Philippe-de-Gaulle-acte-215x300.jpg\" alt=\"Julien Philippe de Gaulle Valenciennes\" width=\"215\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le 13 Septembre, l&rsquo;<i>Echo de la Fronti\u00e8re<\/i> recommandait le nouvel \u00e9tablissement:\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abNous avons sous les yeux le prospectus du pensionnat que M. de Gaulle vient d&rsquo;ouvrir ( &#8230; ) M. de Gaulle, litt\u00e9rateur instruit, de m\u0153urs douces et d&rsquo;un caract\u00e8re plein d&rsquo;am\u00e9nit\u00e9 (\u2026) sera, nous n&rsquo;en doutons pas, fort vite appr\u00e9ci\u00e9 par les p\u00e8res de famille de Valenciennes\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">L&rsquo;agr\u00e9ment du rectorat est dat\u00e9 du 23 Septembre.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Sur ce document conserv\u00e9 aux Archives d\u00e9partementales (2 T 2743), on peut lire l&rsquo;appr\u00e9ciation suivante sur le nouveau ma\u00eetre de pension :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abM. de Gaulle pr\u00e9sente \u00e0 l&rsquo;appui de sa demande des certificats r\u00e9guliers. Les renseignements particuliers que le recteur s&rsquo;est procur\u00e9s sur ce candidat ont confirm\u00e9 la bonne opinion que pouvaient donner ces certificats. M. de Gaulle doit prendre ces jours-ci le grade de bachelier ; il est tr\u00e8s capable de subir l&rsquo;examen n\u00e9cessaire\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">D&rsquo;apr\u00e8s le n\u00b0 sp\u00e9cial de <i>Nord-Eclair<\/i> consacr\u00e9 au G\u00e9n\u00e9ral (I. l&rsquo;Essor, p. 16), le pensionnat comptait 15 \u00e9l\u00e8ves dont 10 internes. Le 27 Septembre 1836, Dinaux fait \u00e0 nouveau dans son journal de la propagande pour le coll\u00e8ge qui ne compte sans doute pas assez de pensionnaires :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00ab( &#8230; ) nous croyons de notre devoir de recommander l&rsquo;\u00e9tablissement de M. de Gaulle o\u00f9 les jeunes gens pourront puiser des connaissances solides, de bonnes habitudes, une prononciation d\u00e9gag\u00e9e de tout accent du pays, et se former \u00e0 la fois le c\u0153ur et l&rsquo;esprit.\u00bb\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Une page des <i>M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Agriculture, des Sciences et des Arts<\/i> nous informe du projet de cette soci\u00e9t\u00e9 de cr\u00e9er \u00abune \u00e9cole d&rsquo;agriculture, de manufacture et de commerce\u00bb (tome II, 1836, p.58). Elle serait surveill\u00e9e par une commission pr\u00e9sid\u00e9e par le sous-pr\u00e9fet et aurait J.-P. de Gaulle pour \u00abdirecteur \u00e9clair\u00e9\u00bb. Cette id\u00e9e fut abandonn\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Jusqu&rsquo;ici on ignorait les raisons qui avaient pouss\u00e9 la famille de Gaulle \u00e0 quitter Valenciennes avant 1841, puisque son nom n&rsquo;appara\u00eet plus dans le recensement de cette ann\u00e9e-l\u00e0. M. Marcq indiquait seulement que J.-P. de Gaulle \u00e9tait d\u00e9missionnaire le 5 Mars 1838. Les patientes investigations de M. Vangheluwe dans les archives municipales lui ont permis d&rsquo;exhumer des documents totalement in\u00e9dits sur les motifs de son d\u00e9part. Qu&rsquo;il soit ici remerci\u00e9 de son aide pr\u00e9cieuse : sans lui, cet article n&rsquo;aurait pas vu le jour.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le 30 Mars 1837, l&rsquo;<i>Echo de la Fronti\u00e8re<\/i> annonce pour le jour-m\u00eame la rentr\u00e9e des classes au pensionnat de J.-P. de Gaulle, mais le 8 Avril para\u00eet dans le m\u00eame journal l&rsquo;annonce que ses meubles, saisis par autorit\u00e9 de justice, seront vendus le 12 en vertu d&rsquo;un jugement du 29 Mars. Le 19 Avril, Derode (l&rsquo;auteur de l&rsquo;<i>Histoire de Lille<\/i> qui avait \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin au mariage des De Gaulle), alors \u00abchef d&rsquo;institution\u00bb \u00e0 Esquemes, \u00e9crit au maire de Valenciennes que son ami \u00aba d\u00fb quitter son \u00e9tablissement et l&rsquo;\u00e9tat de son affaire est devenu aussi p\u00e9nible qu&rsquo;allarmant (sic). On le poursuit d&rsquo;imputation odieuse qu&rsquo;il est important pour moi d&rsquo;appr\u00e9cier.\u00bb Il demande au maire de lui fournir \u00abtous les renseignements positifs\u00bb qu&rsquo;il pourrait avoir sur son \u00abinfortun\u00e9 confr\u00e8re\u00bb. La r\u00e9ponse du maire nous \u00e9claire sur les causes de la d\u00e9b\u00e2cle financi\u00e8re de De Gaulle :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abSi nous en jugeons d&rsquo;apr\u00e8s les apparences, M. de Gaulle avait d&rsquo;abord donn\u00e9 trop d&rsquo;extension \u00e0 son \u00e9tablissement, sans mettre ses d\u00e9penses en rapport avec ses moyens ni avec les ressources que pouvait lui offrir le pays. Le prix de la maison qu&rsquo;il avait lou\u00e9 (sic) \u00e9tait consid\u00e9rable et il fallait de grands frais pour que tout r\u00e9pondIt \u00e0 l&rsquo;apparence qu&rsquo;offrait cette maison.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves n&rsquo;a pas justifi\u00e9 les esp\u00e9rances de M. de Gaulle et il a \u00e9puis\u00e9 son cr\u00e9dit et les cr\u00e9anciers ont fait vendre. C&rsquo;est tout ce que nous savons de positif ; nous n&rsquo;avons entendu parler d&rsquo;aucune imputation odieuse (\u2026)\u00bb (AMV J1\/109)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Effectivement, le loyer des De Gaulle s&rsquo;\u00e9levait en 1835 \u00e0 216 F et, en 1837, ils payaient 101 F de contribution. Les \u00e9poux semblent avoir quitt\u00e9 la ville avec leur b\u00e9b\u00e9 avant le jugement du 22 Avril 1837 qui les condamne par d\u00e9faut \u00e0 la requ\u00eate d&rsquo;un de leurs cr\u00e9anciers (AMV J5\/62). Ainsi s&rsquo;acheva tristement le s\u00e9jour de la famille \u00e0 Valenciennes. J.-P. \u00e9tait sans doute assez peu dou\u00e9 pour les affaires : \u00abMon p\u00e8re, \u00e0 toute \u00e9poque, a fait preuve d&rsquo;un d\u00e9sint\u00e9ressement excessif\u00bb, \u00e9crira Henri.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-vente.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-204\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-vente-300x204.jpg\" alt=\"Charles de Gaulle vente\" width=\"300\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-vente-300x204.jpg 300w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-vente-768x523.jpg 768w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-vente-1024x698.jpg 1024w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-vente.jpg 1932w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Revenus \u00e0 Paris, Julien-Philippe et Jos\u00e9phine de Gaulle connurent la g\u00eane et furent condamn\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de leurs jours \u00e0 ce que Lamartine appelait les \u00abtravaux forc\u00e9s litt\u00e9raires\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">JULIEN-PHILIPPE DE GAULLE, UN HISTORIEN OUBLI\u00c9<\/span>\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le nom de J.-P. de Gaulle, auquel P. Larousse dans le suppl\u00e9ment de son <i>Grand Dictionnaire universel du XIX\u00e8 si\u00e8cle<\/i> consacrait une notice de 21 lignes et qui est grav\u00e9 sur la fa\u00e7ade du Mus\u00e9e Carnavalet parmi ceux des historiens qui ont le mieux contribu\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre le pass\u00e9 de la capitale, a depuis disparu des dictionnaires. et des encyclop\u00e9dies et cet \u00e9rudit est aujourd&rsquo;hui bien oubli\u00e9. Pourtant son \u0153uvre n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9gligeable. J&rsquo;en donnerai ici un inventaire succinct.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">D\u00e8s son retour \u00e0 Paris, il se consacre \u00e0 plein temps \u00e0 ses recherches historiques. En mars 1838, son nom appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois dans les comptes-rendus des s\u00e9ances de l&rsquo;Institut Historique, soci\u00e9t\u00e9 savante fond\u00e9e en 1833 par le grand \u00abantiquaire\u00bb normand Arcisse de Caumont. La m\u00eame ann\u00e9e, il entre \u00e0 la r\u00e9daction du <i>Journal des Savans<\/i>. \u00c0 cette aust\u00e8re publication mensuelle, h\u00e9riti\u00e8re du v\u00e9n\u00e9rable <i>Journal des S\u00e7avans<\/i> (voir R.Birn, <i>Le Journal des Savants<\/i>, num\u00e9ro du tricentenaire, 1965), alors dirig\u00e9e par Lebrun<sup>(4)<\/sup> collaboraient d&rsquo;illustres plumes : Littr\u00e9, Villemain, V. Cousin, Sainte-Beuve, M\u00e9rim\u00e9e, Renan &#8230; , mais J.-P. de Gaulle \u00e9tait confin\u00e9 dans un emploi plus obscur, l&rsquo;analyse des ouvrages nouvellement parus, et ses comptes-rendus, plac\u00e9s \u00e0 la fin de chaque livraison, n&rsquo;\u00e9taient jamais sign\u00e9s. Il \u00e9tait second\u00e9 dans cette lourde t\u00e2che par Charles si bien qu&rsquo;il est quasiment impossible aujourd&rsquo;hui de distinguer la part qui revient au p\u00e8re de celle du fils. Selon Gaidoz \u00abl<i>e Journal des Savants<\/i> ne se lit gu\u00e8re et ressemble un peu \u00e0 une cave\u00bb (Lettre \u00e0 Luzel. 20\/6\/1869) et Henri de Gaulle affirmait que le travail de son p\u00e8re \u00e9tait \u00abm\u00e9diocrement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9\u00bb. Cependant il \u00e9crivit dans cette revue jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1883 ! II donnait aussi des articles au <i>Bulletin du Bibliophile<\/i> et au <i>M\u00e9morial de la Noblesse<\/i>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le premier ouvrage de J.-P. de Gaulle parait en 1838 : c&rsquo;est le <i>Catalogue analytique des archives de M. le baron de Joursanvault<\/i> en 2 vol., \u00e9tabli en collaboration avec Ch. Drummont et H. Bordier, \u00abmais il fut l&rsquo;\u00e2me de ce travail qui lui prit plusieurs mois de l&rsquo;hiver 1836-37 et il l&rsquo;ex\u00e9cuta avec une remarquable s\u00fbret\u00e9 de coup d&rsquo;\u0153il.\u00bb (<i>Revue Historique<\/i>, tome XXIV. Janv.-Avril 1884)\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Ensuite il donna sa monumentale <i>Histoire de Paris et de ses environs<\/i> en 5 volumes dont la publication s&rsquo;\u00e9chelonna de 1839 \u00e0 42.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abLa seule \u00e9dition qui en parut fut vite \u00e9puis\u00e9e, mon p\u00e8re en avait vendu l\u00e0 propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9diteur Pourrat qui fit de mauvaises affaires et devint insolvable.\u00bb (Henri de Gaulle)\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-Histoire-de-Paris.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-203\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle-Histoire-de-Paris-213x300.jpg\" alt=\"Charles de Gaulle Histoire de Paris\" width=\"213\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le cinqui\u00e8me tome, consacr\u00e9 aux communes d&rsquo;Ile-de-France dans \u00abun rayon de 20 lieues\u00bb autour de Paris est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une pr\u00e9face de 15 pages par Charles Nodier que de Gaulle avait d\u00fb rencontrer \u00e0 la Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Arsenal que l&rsquo;auteur de <i>Jean Sbogar<\/i> dirigeait depuis 1823.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Dans cette introduction, Nodier passait en revue tous les ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 la capitale depuis celui de Gilles Corrozet, <i>La Fleur des Antiquitez de la Ville de Paris<\/i> (1533) jusqu&rsquo;\u00e0 <i>l&rsquo;Histoire physique, civile et morale de Paris<\/i> de l&rsquo;ancien conventionnel Dulaure, parue en 1821-22, qui \u00abeut tout le succ\u00e8s d&rsquo;un ouvrage de parti\u00bb et qu&rsquo;il qualifie de \u00ablibelle diffamatoire contre nos vieilles gloires nationales\u00bb. En revanche, il vantait \u00ables intentions saines, les vues \u00e9tendues, la haute ind\u00e9pendance d&rsquo;esprit et d&rsquo;opinion\u00bb de J.-P. de Gaulle dans le livre duquel \u00abon trouvera une volont\u00e9 prononc\u00e9e d&rsquo;\u00eatre impartial et vrai, (\u2026) une recherche attentive des sources, un examen approfondi des institutions, une description consciencieuse des monuments\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">L&rsquo;<i>Histoire de Paris<\/i>. divis\u00e9e en 16 \u00e9poques, commence en 53 av. J.c. et s&rsquo;ach\u00e8ve avec la Restauration. A la suite de l&rsquo;expos\u00e9 des faits de chaque p\u00e9riode, l&rsquo;auteur a plac\u00e9 des \u00abnotices \u00e9tendues sur les institutions et les monuments religieux et civils dont la fondation se rattachait \u00e0 cette \u00e9poque\u00bb et des lithographies agr\u00e9mentent le texte.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">En \u00e9crivant que son p\u00e8re \u00abavait en horreur la R\u00e9volution, non seulement dans ses exc\u00e8s, mais ses principes, son origine et ses r\u00e9sultats\u00bb, Henri de Gaulle a peut-\u00eatre un peu exag\u00e9r\u00e9 le caract\u00e8re partisan de ce livre. S&rsquo;il est tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re avec les Montagnards, J.-P. de Gaulle se montre plus mod\u00e9r\u00e9 envers les Girondins dont il reconna\u00eet le \u00abcourage\u00bb face \u00e0 l&rsquo;\u00e9chafaud. Il est plut\u00f4t indulgent avec Bonaparte et admire l&rsquo;\u0153uvre administrative de l\u2019Empire. Il qualifie certes Charles X d&rsquo;homme \u00abdroit, sinc\u00e8re. et profond\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats de la France\u00bb, mais il se garde d\u2019insister sur sa chute et les \u00e9v\u00e9nements qui \u00abr\u00e9veillent encore trop de passions pour que je puisse en donner un r\u00e9cit complet\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Dans cette <i>Histoire de Paris<\/i>, naturellement aujourd&rsquo;hui d\u00e9pass\u00e9e sur le plan de l&rsquo;information historique, De Gaulle &#8211; malgr\u00e9 ses partis pris &#8211; me para\u00eet avoir respect\u00e9 la d\u00e9ontologie de l&rsquo;historien qui \u00abdoit \u00eatre assez ma\u00eetre de soi-m\u00eame pour ne pas se laisser ni \u00e9garer par son imagination ni tromper par ses sympathies\u00bb (H.Gaidoz).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">J.-P. de Gaulle \u00e9tait membre du conseil d&rsquo;administration de la Soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;Histoire de France dont il dirigea le bulletin de 1845 \u00e0 1852. C&rsquo;est pour le compte de cette soci\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9dita en 6 vol. in 8, de 1847 \u00e0 51, l&rsquo;<i>Histoire de St Louis<\/i> de Le Nain de Tillemont qui \u00e9tait rest\u00e9e jusque l\u00e0 manuscrite <sup>(5)<\/sup>. La <i>Revue Historique<\/i> jugeait ainsi cet ouvrage:\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abSon \u00e9dition de l&rsquo;<i>Histoire<\/i> aurait eu plus de valeur, s&rsquo;il avait pu, comme Tillemont l&rsquo;avait fait et comme il le d\u00e9sirait, marquer par des crochets les extraits d&rsquo;auteurs originaux\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Parmi les autres travaux de J-P. de Gaulle, citons les <i>Notes sur la vie et les ouvrages de M.Bidauld<\/i>, <i>paysagiste, membre de l&rsquo;Institut<\/i> [1847] (Bidauld \u00e9tait le p\u00e8re du gendre de Jean-Baptiste de Gaulle ; voir J.Valynseele, <i>La Parent\u00e8le de Charles et Yvonne de Gaulle<\/i>, p.40) et les notices sur Pont-L&rsquo;Ev\u00eaque, Valognes, l&rsquo;lle-de-France et Paris dans l&rsquo;<i>Histoire des Villes de France<\/i> par A.Guilbert et une soci\u00e9t\u00e9 de membres de l&rsquo;Institut, 6 vol., 1844-48.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abSon dernier travail, \u00e9crit Henri de Gaulle, consista dans une collaboration tr\u00e8s active \u00e0 un recueil de documents publi\u00e9s par la Pr\u00e9fecture de la Seine et relatifs \u00e0 l&rsquo;histoire de Paris. Mon p\u00e8re fut charg\u00e9 de publier les \u00e9pitaphes de Notre-Dame avec des notes explicatives (\u2026). Cette \u0153uvre, imprim\u00e9e par l&rsquo;Imprimerie Nationale, est intitul\u00e9e <i>Recueil des Epitaphes de Notre-Dame<\/i>.\u00bb<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Apr\u00e8s sa mort le 14 Ao\u00fbt 1883, une courte notice n\u00e9crologique parut dans le <i>Polybiblion<\/i>. Elle \u00e9tait sign\u00e9e H.G. (sans doute Henri Gaidoz, ami de Charles). Elle se termine ainsi :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abChr\u00e9tien fervent autant que tol\u00e9rant, M.J. de Gaulle \u00e9tait membre de la soci\u00e9t\u00e9 bibliographique. Les personnes qui l&rsquo;ont connu garderont un pieux souvenir de cet homme modeste, instruit et bon, dont la longue vie a \u00e9t\u00e9 une existence de travail et de d\u00e9sint\u00e9ressement.\u00bb\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">CHARLES DE GAULLE, UNE VIE BRISEE PAR LA MALADIE\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-188\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle.jpg\" alt=\"Charles de Gaulle\" width=\"150\" height=\"167\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">En l&rsquo;\u00e9tat actuel de mes recherches, je ne sais presque rien de l&rsquo;enfance du fils a\u00een\u00e9 de Julien-Philippe. Gageons que ce gar\u00e7on studieux fut de bonne heure passionn\u00e9 par l&rsquo;histoire, notamment celle du Moyen-Age. A quatorze ans, il a d\u00e9j\u00e0 compos\u00e9 un \u00abtableau g\u00e9n\u00e9alogique de la Maison imp\u00e9riale des Bonaparte\u00bb indiquant \u00abla filiation de ses diverses branches et les personnages qu&rsquo;elle a produits depuis le XII\u00e8 si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours\u00bb conserv\u00e9 aux Archives Nationales<sup>(6)<\/sup>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">On retrouve sa trace \u00e0 Marcq-en-Baroeul pendant l&rsquo;ann\u00e9e scolaire 1853-54 o\u00f9 il est \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;Institution libre, fond\u00e9e par les pr\u00eatres de St-Bertin. On a conserv\u00e9 dans les registres de ce coll\u00e8ge le palmar\u00e8s d&rsquo;un \u00e9l\u00e8ve brillant, surtout en grec et en latin. Ch. de Gaulle avait acquis une solide culture g\u00e9n\u00e9rale et fut, comme son p\u00e8re, un excellent latiniste. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il tomba litt\u00e9ralement amoureux de la Bretagne et d\u00e9cida \u00abde se faire Breton\u00bb, <i>mont da Vreton<\/i>, comme on dit <i>mont da veleg<\/i>, se faire pr\u00eatre ! Il a lui-m\u00eame racont\u00e9 en 1872 les circonstances de cette \u00e9trange conversion :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abUne bienheureuse indisposition m&rsquo;y fit entrer \u00e0 l&rsquo;infirmerie qui \u00e9tait pourvue d&rsquo;une petite biblioth\u00e8que particuli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;usage des malades. L\u00e0, \u00e0 ma pri\u00e8re, on me mit entre les mains le livre dont le titre m&rsquo;attirait (c&rsquo;\u00e9tait <i>La Petite Chouannerie<\/i> du vannetais Rio). J&rsquo;essaierais vainement de d\u00e9crire les sentiments qui m&rsquo;agit\u00e8rent pendant cette lecture. J\u2019aimais d\u00e9j\u00e0 la Bretagne ; mais \u00e0 partir de cet instant, je me sentis Breton ; et, me jurant \u00e0 moi-m\u00eame qu&rsquo;un jour je saurais la langue de ma patrie d&rsquo;adoption, je me mis alors \u00e0 transcrire lettre par lettre les mots alors pour moi si \u00e9tranges de la belle ballade vannetaise de M. de la Vtllemarqu\u00e9, un nom que je commen\u00e7ais d\u00e8s ce moment \u00e0 aimer.\u00bb<sup>(7)\u00a0<\/sup><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Ce fut beaucoup plus qu&rsquo;une toquade d&rsquo;adolescent. Ayant trouv\u00e9 sa vocation de celtisant, il entreprit d&rsquo;apprendre le breton, gr\u00e2ce aux ouvrages du lexicographe Le Gonidec, et le gallois. La ma\u00eetrise dont il fera preuve en \u00e9crivant avec aisance ces deux langues difficiles \u00e9tonnera bient\u00f4t ses amis de Grande et de Petite Bretagne. Il bretonnisa jusqu&rsquo;\u00e0 son nom en \u00abChariez a Vro-C&rsquo;hall\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">On perd \u00e0 nouveau sa trace jusqu&rsquo;en 1862 o\u00f9 il r\u00e9dige une longue missive adress\u00e9e \u00e0 La Villemarqu\u00e9. \u00abMes V\u0153ux pour la Bretagne\u00bb, o\u00f9 se m\u00ealent r\u00eaveries romantiques et projets culturels ambitieux, mais pr\u00e9cis. Il s&rsquo;y qualifie de \u00absoldat invalide avant d&rsquo;avoir combattu\u00bb pour la cause bretonne. Il \u00e9tait donc d\u00e9j\u00e0 atteint de la myst\u00e9rieuse maladie qui devait le priver de l&rsquo;usage de ses jambes. Il m\u00e8nera d\u00e8s lors une vie de souffrance perp\u00e9tuelle. Ce chr\u00e9tien fervent qui ramena son p\u00e8re \u00e0 la pratique religieuse acceptait la cruaut\u00e9 de son sort avec une r\u00e9signation qui puisait son aliment dans la lecture quotidienne de la Vulgate et de l&rsquo;<i>Imitation de J\u00e9susChrist<\/i>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\"><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-189\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle1-197x300.jpg\" alt=\"Charles de Gaulle1\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle1-197x300.jpg 197w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Charles-de-Gaulle1.jpg 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/a>\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le d\u00e9labrement de son \u00e9tat physique qui ne fit qu&#8217;empirer avec les ann\u00e9es, la g\u00eane dans laquelle se d\u00e9battait sa famille l&#8217;emp\u00each\u00e8rent de venir vivre en Bretagne comme il l&rsquo;aurait souhait\u00e9 et m\u00eame de jamais fouler le sol de la terre qu&rsquo;il aimait tant. Il voyageait en imagination dans les pays celtiques sur lesquels il \u00e9tait \u00e9tonnamment bien inform\u00e9. On pense \u00e0 son propos \u00e0 ce qu&rsquo;\u00e9crivait Barbey d&rsquo;Aurevilly \u00e0 Madame de Bouglon :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00ab\u00a0Mon talent est une r\u00e9action contre ma vie. C&rsquo;est le r\u00eave de ce qui m&rsquo;a manqu\u00e9. Le r\u00eave qui venge de la r\u00e9alit\u00e9 impossible.\u00a0\u00bb\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">En 1864, il fit une entr\u00e9e remarqu\u00e9e dans les lettres bretonnes en donnant \u00e0 la <i>Revue de Bretagne et de Vend\u00e9e<\/i>, mensuel catholique et monarchiste fond\u00e9 en 1857 par le grand historien Arthur de la Borderie, une pi\u00e8ce d\u00e9di\u00e9e \u00abaux po\u00e8tes de Bretagne\u00bb dont le G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle citera quatre vers dans le fameux discours de Quimper o\u00f9 il annon\u00e7a le r\u00e9f\u00e9rendum sur la r\u00e9gionalisation, en F\u00e9vrier 1969.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-180\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-1-271x300.jpg\" alt=\"Aux po\u00e8tes de Bretagne 1\" width=\"271\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-181\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-2-207x300.jpg\" alt=\"Aux po\u00e8tes de Bretagne 2\" width=\"207\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-2-207x300.jpg 207w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-2-768x1112.jpg 768w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-2-708x1024.jpg 708w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-2.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-182\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-3-207x300.jpg\" alt=\"Aux po\u00e8tes de Bretagne 3\" width=\"207\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-3-207x300.jpg 207w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-3-768x1112.jpg 768w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-3-708x1024.jpg 708w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-3.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-183\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-4-207x300.jpg\" alt=\"Aux po\u00e8tes de Bretagne 4\" width=\"207\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-4-207x300.jpg 207w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-4-768x1112.jpg 768w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-4-708x1024.jpg 708w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-4.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-184\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-5-207x300.jpg\" alt=\"Aux po\u00e8tes de Bretagne 5\" width=\"207\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-5-207x300.jpg 207w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-5-768x1112.jpg 768w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-5-708x1024.jpg 708w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Aux-po\u00e8tes-de-Bretagne-5.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Quelques mois plus tard, il exposa dans la m\u00eame revue un vaste programme qui devait permettre, selon lui, la renaissance des peuples celtiques, ces \u00e9ternels vaincus. Ce manifeste intitul\u00e9 <i>Les Celtes au XIX\u00e8 si\u00e8cle &#8211; Appel aux repr\u00e9sentants actuels de la race celtique<\/i> fut aussit\u00f4t publi\u00e9 en brochure. L&#8217;emploi du mot \u00abrace\u00bb, courant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque (cf. le c\u00e9l\u00e8bre article de Renan dans la <i>Revue des Deux Mondes<\/i> sur<i> La Po\u00e9sie des races celtiques<\/i> en 1854) ne saurait justifier qu&rsquo;on fasse de Ch. de Gaulle, comme l&rsquo;\u00e9crit Angrand, un \u00abGobineau de la race celtique\u00bb. Je n&rsquo;ai jamais trouv\u00e9 sous sa plume le moindre m\u00e9pris \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de peuples qu&rsquo;on jugeait volontiers sauvages de son temps. Au contraire, il parle avec sympathie des Indiens d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Ce n&rsquo;est pas ici le lieu d&rsquo;analyser en d\u00e9tail sa pens\u00e9e. Retenons cependant quelques id\u00e9es-forces :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abLes peuples ont le droit \u00abimprescriptible\u00bb de \u00abdisposer d&rsquo;eux-m\u00eames\u00bb, mais, \u00e0 cause de la censure imp\u00e9riale, il n&rsquo;insiste pas sur ce point.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; La langue est \u00able signe ext\u00e9rieur et le rempart de notre existence nationale\u00bb. Il ajoute :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abTant qu&rsquo;un peuple vaincu parle une autre langue que son vainqueur, la meilleure part de lui-m\u00eame est libre encore.\u00bb\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Il pr\u00e9sente aux Bretons divers moyens de sauvegarder leur langue : \u00e9dition de revues et de livres en tous genres. enseignement de leur \u00abidiome\u00bb dans les \u00e9coles et les s\u00e9minaires, cr\u00e9ation de concours po\u00e9tiques comme il en existe en Flandre (il cite l&rsquo;exemple des <i>Soci\u00e9t\u00e9s de rh\u00e9torique<\/i> flamandes) et au Pays de Galles, etc\u2026\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; En v\u00e9ritable pr\u00e9curseur du panceltisme, il propose de renouer des liens d&rsquo;amiti\u00e9 entre Bretons, Gallois, Ecossais et Irlandais, au-del\u00e0 de leurs divergences religieuses et d&rsquo;organiser des assises interceltiques. Cette id\u00e9e put se concr\u00e9tiser, non sans difficult\u00e9s. Avec son ami l&rsquo;historien Henri Martin (1810-1883), &lsquo;disciple de Michelet gagn\u00e9 \u00e0 la cause des Celtes, il pr\u00e9para de Paris la tenue du premier Congr\u00e8s Celtique lnternational qui eut lieu \u00e0 St-Brieuc en octobre 1867. Incapable de se d\u00e9placer, Ch. de Gaulle y fit lire par La Villemarqu\u00e9 un long m\u00e9moire sur l&rsquo;<i>Etat des litt\u00e9ratures indig\u00e8nes dans le pays celtique et de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que pr\u00e9sentent le maintien et la culture de ses idiomes<\/i>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; A une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;\u00e9migration irlandaise et galloise vers l&rsquo;Am\u00e9rique privait les pays celtiques de beaucoup de leurs forces vives, il encouragea d\u00e8s 1863 la cr\u00e9ation par les Gallois d&rsquo;une colonie en Patagonie, le <i>Bro Wenn<\/i>, et souhaita que des Bretons puissent se joindre \u00e0 eux pour y vivre en paix et se pr\u00e9parer \u00e0 \u00abde nouvelles et glorieuses destin\u00e9es\u00bb. Aujourd&rsquo;hui encore, plusieurs milliers d&rsquo;Argentins conservent fi\u00e8rement le souvenir de leurs origines \u00abcymriques\u00bb.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Encourag\u00e9 par l&rsquo;accueil chaleureux des po\u00e8tes bretonnants group\u00e9s sous la houlette de La Villemarqu\u00e9 en une confr\u00e9rie. la <i>Breuriez Breiz<\/i>, Ch. de Gaulle s&rsquo;effor\u00e7a en vain de dynamiser cette association peu active et de lui faire prendre des initiatives concr\u00e8tes en faveur du breton, alors que ses amis se contentaient d&rsquo;\u00e9crire des \u00e9l\u00e9gies plaintives sur la disparition des \u00abantiques m\u0153urs nationales\u00bb et l&rsquo;invasion des modes parisiennes apport\u00e9es par le chemin de fer, ce \u00abdragon rouge annonc\u00e9 par Merlin\u00bb, comme l&rsquo;appelait Brizeux.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Au printemps 1870. profitant du vent de d\u00e9centralisation qui soufflait alors sur l&rsquo;Empire lib\u00e9ral, le savant Henri Gaidoz qui s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 lancer la tr\u00e8s s\u00e9rieuse <i>Revue Celtique<\/i> dont l&rsquo;id\u00e9e lui avait \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9e par de Gaulle d\u00e9cida de soumettre au Corps L\u00e9gislatif une <i>P\u00e9tition pour les langues provinciales<\/i>. Il en r\u00e9digea le texte avec son ami infirme et le comte Hyacinthe de Charencey, conseiller g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Orne et sp\u00e9cialiste du basque et des langues am\u00e9rindiennes. Ce singulier trio associait deux royalistes et un r\u00e9publicain passionn\u00e9s de linguistique et soucieux de d\u00e9fendre des cultures menac\u00e9es. Les arguments mis en avant dans cette p\u00e9tition ne diff\u00e8rent gu\u00e8re de ceux que d\u00e9veloppent encore aujourd&rsquo;hui les partisans du bilinguisme pr\u00e9coce. Elle re\u00e7ut un accueil favorable dans le monde savant en France et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger<sup>(8)<\/sup>, mais avec la guerre cette question de l&rsquo;enseignement des langues r\u00e9gionales fut enterr\u00e9e. Ensuite, le climat politique devint d\u00e9favorable, les \u00abhussards noirs\u00bb de la R\u00e9publique ayant repris la lutte contre les diff\u00e9rents \u00abpatois\u00bb qui symbolisaient \u00e0 leurs yeux, comme \u00e0 ceux de l&rsquo;Abb\u00e9 Gr\u00e9goire, l&rsquo;obscurantisme et la superstition.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">La guerre de 1870 et la Commune furent pour les De Gaulle comme pour les autres Parisiens une p\u00e9riode difficile. Contraints de d\u00e9m\u00e9nager, ils furent accabl\u00e9s par la d\u00e9faite fran\u00e7aise. Les deux fr\u00e8res de Charles s&rsquo;\u00e9taient port\u00e9s volontaires dans les mobiles de la Seine et Henri fut m\u00eame bless\u00e9 en combattant devant St-Denis. Les exc\u00e8s anti-religieux des Communards (un ancien professeur d&rsquo;Henri au coll\u00e8ge des J\u00e9suites, le P\u00e8re OIivaint, fit partie des otages fusill\u00e9s) durent horrifier cette pieuse famille. Dans une lettre \u00e0 Henri Martin conserv\u00e9e \u00e0 la B.N., Ch. de Gaulle analyse les causes de l&rsquo;effondrement de la France et estime qu&rsquo;une \u00abr\u00e9g\u00e9n\u00e9ration\u00bb est possible :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abQuoi qu&rsquo;en ait dit un insolent professeur de Berlin, ce n&rsquo;est pas \u00e0 cause du sang celtique qui coule dans ses veines que la France a \u00e9t\u00e9 vaincue ; nous allons nous efforcer au contraire de la retremper aux sources vives du g\u00e9nie de notre race.\u00bb<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Apr\u00e8s 1872, la d\u00e9t\u00e9rioration de la sant\u00e9 de Ch. de Gaulle ne lui permet presque plus d&rsquo;\u00e9crire et son dernier article de philologie bretonne para\u00eet en 1873 dans la <i>Revue Celtique<\/i>. Les rares t\u00e9moignages que nous poss\u00e9dons sur ses derni\u00e8res ann\u00e9es nous laissent entrevoir le caract\u00e8re douloureux de la vie du pauvre reclus :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00abIl me d\u00e9veloppa doucement comme un r\u00e9sign\u00e9 ses utopiques projets. Il parlait en haut, comme on dit des mourants, par-dessus la terre, et de sa voix si caressante.\u00bb<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Ainsi s&rsquo;exprime le po\u00e8te tr\u00e9gorrois Narcisse Quellien, un ami de Renan, qui lui rend visite deux mois avant sa mort. Ch. de Gaulle s&rsquo;est \u00e9teint le 1er Janvier 1880 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 43 ans et repose au cimeti\u00e8re du Montparnasse dans la tombe o\u00f9 furent aussi inhum\u00e9s ses parents qui lui surv\u00e9curent quelques ann\u00e9es.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">On peut penser que cet attachant personnage, \u00abcette belle intelligence mal servie par son corps\u00bb (La Borderie) e\u00fbt \u00e9t\u00e9. s&rsquo;il en avait eu la force, l&rsquo;un des pionniers fran\u00e7ais des \u00e9tudes celtiques, aux c\u00f4t\u00e9s de Gaidoz et de d&rsquo;Arbois de Jubainville. De sa courte et p\u00e9nible existence, nous retiendrons quelques principes moraux qui ne seront point perdus dans la famille : l\u2019horreur du renoncement et le refus du fatalisme (\u00abSi ma voix pouvait \u00eatre entendue, \u00e9crivait-il, je voudrais leur redire \u00e0 chaque instant combien le d\u00e9couragement est honteux, combien l&rsquo;oubli est l\u00e2che, combien ils ont encore de raisons d&rsquo;esp\u00e9rer\u00bb), le courage quotidien dans l&rsquo;adversit\u00e9 et la confiance en un Dieu \u00abqui ne laissera pas sans r\u00e9compense les luttes livr\u00e9es <i>pour la patrie d&rsquo;ici-bas<\/i>\u00bb.<sup>(9)<\/sup>\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00a0\u00c9lisabeth COIN<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 10pt;\">L&rsquo;auteur est titulaire d\u2019une licence de breton et a soutenu une ma\u00eetrise de celtique<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/G\u00e9n\u00e9alogie-Charles-de-Gaulle.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-195\" src=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/G\u00e9n\u00e9alogie-Charles-de-Gaulle-300x218.jpg\" alt=\"G\u00e9n\u00e9alogie Charles de Gaulle\" width=\"300\" height=\"218\" srcset=\"https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/G\u00e9n\u00e9alogie-Charles-de-Gaulle-300x218.jpg 300w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/G\u00e9n\u00e9alogie-Charles-de-Gaulle-768x558.jpg 768w, https:\/\/www.lepenven.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/G\u00e9n\u00e9alogie-Charles-de-Gaulle-1024x744.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">NOTES\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">1 &#8211; P.Pierrard, <i>La Vie ouvri\u00e8re \u00e0 Lille sous le Second Empire<\/i>, 1965, p. 273 : M.Marcq, <i>Charles de Gaulle, la L\u00e9gende du Nord<\/i>, p. 31-33 ; P.Rebou, <i>Regard sur Jos\u00e9phine de Gaulle, Revue du Nord<\/i>, tome LXVI, n\u00b0 261-262, Avril-Sept. 1984. Voir aussi G. de Bournazel, <i>Un petit Lillois de Paris. Charles de Gaulle<\/i> ; Plon, 1984, p. 27-30.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">2 &#8211; <i>Les Annales Hannoniae<\/i> du cordelier flamand Jacques de GUYSE, mort \u00e0 Valenciennes en 1399. avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 traduites au XVl\u00e8 si\u00e8cle. Un historien prolixe, le marquis FORTIA D&rsquo;URBAN (1756-1843) en publia le texte avec une nouvelle traduction et des notes de 1826 \u00e0 1836. Dans sa pr\u00e9face du tome IV, 1827, on lit la mention suivante : \u00ab\u00a0M. Degaulle (sic), jeune homme plein de m\u00e9rite, s&rsquo;est associ\u00e9 depuis quelque temps au travail de la traduction.\u00a0\u00bb\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">3 &#8211; Sur A.Dinaux (1795-1864), voir la notice de M.Limouzin-Lamothe dans le <i>Dictionnaire de Biographie Fran\u00e7aise<\/i>. tome Il, p. 371.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">4 &#8211; L&rsquo;acad\u00e9micien Pierre-Antoine Lebrun (1785-1873), auteur d&rsquo;une trag\u00e9die c\u00e9l\u00e8bre \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. <i>Marie Stuart<\/i>, \u00e9tait directeur de l&rsquo;Imprimerie royale sous Louis-Philippe.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">5 &#8211; S\u00e9bastien le Nain de Tillemont (1637-1698), \u00e9l\u00e8ve de Nicole \u00e0 Port-Royal, ordonn\u00e9 en 1676, \u00e9tait rest\u00e9 tr\u00e8s li\u00e9 aux milieux jans\u00e9nistes. Apr\u00e8s la dispersion des \u00absolitaires\u00bb, il se retira sur son domaine de Tillemont o\u00f9 il \u00e9crivit des livres d&rsquo;\u00e9rudition sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;Eglise.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">6 &#8211; Ce document a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 par Angrand. Voir son article dans la revue <i>Europe<\/i>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">7 &#8211; <i>Epilogue \u00e0 l&rsquo;art chr\u00e9tien<\/i> (sur un livre de Rio), <i>Revue de Bretagne et de Vend\u00e9e<\/i>, Ao\u00fbt 1872, p. 73.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Le Vicomte Hersart de la Villemarqu\u00e9 (1815-1895) est l&rsquo;auteur du fameux <i>Barzaz-Breiz<\/i>, recueiI de chants populaires bretons dont la 1\u00e8re \u00e9dition parut en 1839 et qui fut ensuite accus\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un faussaire, comme Macpherson, notamment par le grand folkloriste Luzel. Sur la querelle du <i>Barzaz-Breiz<\/i>, voir les th\u00e8ses de Gourvil (Rennes, Oberthur, 1960) et de D.Laurent (Ar Men, 1989). De Gaulle resta jusqu&rsquo;au bout un disciple admiratif et d\u00e9vou\u00e9 du vicomte,\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">8 &#8211; <i>La p\u00e9tition<\/i> \u2026 fut \u00e9dit\u00e9e par Gaidoz en 1903. Il donne, p. 33, le texte de la lettre de soutien, adress\u00e9e en Juin 1870, par De Coussemaker, pr\u00e9sident du Comit\u00e9 flamand de France.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">9 &#8211; <i>Les Celtes au XIX\u00e8 si\u00e8cle<\/i>, <i>RBV<\/i>. Nov. 1864, p. 367.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt;\">BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">1 &#8211; Sur les grands-parents du G\u00e9n\u00e9ral et leur s\u00e9jour \u00e0 Valenciennes:\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; Michel MARCQ, articles parus dans <i>La Voix du Nord<\/i>, notamment ceux du 7\/11\/1971 et des 24, 28, 29 et 31\/8\/1980.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; Michel MARCQ, <i>Charles de Gaulle, La l\u00e9gende du Nord<\/i>, Renaudot et Cie, 1988.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; Abb\u00e9 Francis QUESNOY, <i>Quelques attaches de Charles de Gaulle avec le Nord de la France et la Belgique<\/i>, Ensemble, n\u00b0 2, Juin 1980, P.93-101.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; Raymond TOURNOUX, <i>Jamais Dit<\/i>, Plon, 1971 (<i>la g\u00e9n\u00e9alogie de la famille de Gaulle \u00e9tablie par M.Henri de Gaulle<\/i>, p. 383 <i>sq.<\/i>)\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; F.Gourvil, <i>Charles de Gaulle, Parisien bretonnant, Nouvelle Revue de Bretagne<\/i>, 1947, n<sup>os<\/sup> 1 et 2.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; Joseph VALYNSEELE et Nicole DRENEAU, <i>La parent\u00e8le de Charles et Yvonne de Gaulle<\/i>, L&rsquo;Interm\u00e9diaire des Chercheurs et des Curieux, 1990.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; Joseph VALYNSEELE, <i>Notices dans le Dictionnaire de Biographie Fran\u00e7aise<\/i>, tome XV, p. 750-753.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; <i>De Gaulle, fils du Nord, l, l&rsquo;Essor<\/i> : N\u00b0 sp\u00e9cial de Nord-Eclair, 56 p., s.d.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">2 &#8211; Sur l&rsquo;\u0153uvre de J.-P. de Gaulle :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Voir les notices n\u00e9crologiques du <i>Polybiblion<\/i> (XXXVIII, Juillet 1883, p. 277) et de la <i>Revue Historique<\/i>, Janv. Avril t884 (tome XXIV, p.874).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">3 -Sur Charles de Gaulle :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Les articles de Ch. de Gaulle sont parus dans la <i>Revue Celtique<\/i>, le <i>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Emulation des C\u00f4tes-du-Nord<\/i> (actes du Congr\u00e8s de 1867), <i>Feiz ha Breiz<\/i>, Ie <i>Journal des Savants<\/i> et surtout la <i>Revue de Bretagne et de Vend\u00e9e<\/i> (de 1864 \u00e0 72).\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">Voir aussi :\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">P. Angrand, <i>Charles de Gaulle, un Gobineau de la \u00ab\u00a0race celtique\u00a0\u00bb, Europe<\/i>, Mars 1966, p. 215-224.<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">J.Charpy, <i>Une lettre in\u00e9dite de Charles de Gaulle, le Kymri &#8230; , Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique du Finist\u00e8re<\/i>, XCV, 1969, p. 151-167.\u00a0<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; E.Coin, <i>Charles de Gaulle, barde breton, Chronique de Land\u00e9vennec,<\/i> AvriI 1989, p. 57-64.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;\">&#8211; F.GOURVIL, <i>Charles de Gaulle, Parisien bretonnant, Nouvelle Revue de Bretagne<\/i>, 1947, n\u00b0 1 et 2.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CHARLES DE GAULLE EST N\u00c9 \u00c0 VALENCIENNES !\u00a0 &nbsp; par Elisabeth COIN, Professeur certifi\u00e9 de Lettres Classiques.\u00a0 Cet article est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire de Monsieur Jacques MEMBRE qui m&rsquo;a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":38,"menu_order":9,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-162","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=162"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/162\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":462,"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/162\/revisions\/462"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/38"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lepenven.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}